Qu'est ce qu'un traumatisme ? thérapie APO Paris 11
- aponicolasgiot
- il y a 3 jours
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C’est quoi un traumatisme ? Traumatisme et thérapie
Pourquoi commencer une thérapie
Voilà un extrait de Myriam Beaugendre, psychologue, dans son livre « Prendre soin de l'âme ».
En plus de définir la notion de traumatisme, elle met aussi en évidence le fait que vous pouvez avoir subi des traumatismes sans en avoir conscience, sans savoir que ce sont des traumatismes. Il n’y a pas eu de fait marquant, selon vous, pourtant votre corps a été marqué.
L’être humain a une puissance incroyable d’adaptation pour faire face à des situations très toxiques et difficilement nommables. C'est cette difficulté à poser des mots sur la situation qui la rend difficile à comprendre, à objectiver, à ressentir.
C'est souvent en grandissant que vous réalisez ce dont vous avez vécu, c'est souvent en grandissant que votre corps manifestera des symptômes.
Le traumatisme existe lors d'une agression physique et sexuelle et peut engendrer de nombreux symptômes physiques chroniques ainsi qu'une amnésie traumatique.
Il existe aussi d'autres types d'agressions, qui ne sont pas des agressions directes, mais résultent d'ambiances, de regards, de mots, de sensations, d'absences... En effet, le traumatisme existe aussi dans les silences, les non-dits, les abandons, la parentification, les loyautés familiales, l'enfant sauveur de ses parents...
Le point de départ d'un besoin de thérapie peut ainsi se retrouver confus :
« J'ai envie de commencer une thérapie, mais je ne sais pas pourquoi. »
« J'aimerais bien commencer une thérapie, mais je ne sais pas quoi dire. »
« Je ne sais pas si j'ai besoin d'une thérapie, il y a pire que moi, je n'ai manqué de rien. »
Commencer une thérapie demande du courage, car c'est prendre le risque que votre vie change. C'est aller vers l'inconnu. Mais la finalité sera quand même d'aller mieux, et cela pourra aussi se faire dans la joie et la respiration.
Voilà un extrait de Myriam Beaugendre Psychologue dans son livre "Prendre soin de l'âme"
"Qu'est-ce qu'un traumatisme?
D'un point de vue psycho-pathologique, c'est une expérience que le psychisme ne peut pas intégrer, car elle excède les capacités de métabolisation, d'intégration, de celui qui la vit.
Selon Freud, le trauma est «une expérience vécue, qui apporte en peu de temps un afflux d'excitations qui est excessif par rapport à la tolérance de l'appareil psychique et à sa capacité de liquider et d’élaborer.
Concrètement, la personne qui subit un traumatisme ne peut plus penser ni ressentir quoi que ce soit à ce moment-là, comme si l'événement traumatique avait fait disjoncter le psychisme. C'est ce qui est vécu dans les situations de violences sexuelles précoces, d'abandon, de négligence et de maltraitance, quelles que soient leurs formes.
Mais il n'est pas nécessaire d'avoir vécu une histoire spectaculairement traumatique pour ressentir une détresse profonde.
Des attitudes quotidiennes d'indifférence, des propos dévalorisants et blessants peuvent constituer une maltraitance psychologique tout aussi destructrice.
Parfois aussi, un fonctionnement parental ou familial apparemment normal cache des perversités qui ne se révèlent que dans l'intimité de la vie quotidienne; et celles-ci peuvent causer de profonds dégâts dans la psyché de l'enfant, sans qu'il puisse identifier la cause de ses souffrances.
Alice Miller a montré qu'à l'âge adulte se révèlent les souffrances endurées silencieusement durant l'enfance. La répétition de la non-prise en compte de la souffrance vécue par l'enfant, ou, de manière générale, l'absence physique ou psychique d'un adulte bienveillant et étayant au cours de l'enfance peuvent être des sources de traumatismes que la psychothérapie a bien du mal parfois à apaiser.
Avant-gardiste dans ce domaine, Ferenczi a montré il y a un siècle déjà que lorsque la mère nie la violence qui a été faite à l'enfant ou n'est pas là pour l'étayer (absence psychique), cela rend l'événement vécu traumatique. Ces situations sont à l'origine de colères terribles et d'une haine qui minera la vie de l'adulte si elles ne sont pas soignées:
Le pire c'est vraiment le désaveu, l'affirmation qu'il ne s'est rien passé [...] c'est cela qui rend le traumatisme pathogène. On a même l'impression que ces chocs graves sont surmontés, sans amnésie ni suites névrotiques, si la mère est bien présente, avec toute sa compréhension, sa tendresse, et, ce qui est plus rare, une totale sincérité.
Mon expérience clinique me pousse à penser que lorsqu'on subit un traumatisme, une partie de la psyché reste figée à cet endroit-là, comme médusée par cette expérience, coincée dans une souffrance irrésolue!. Comme si, pour se protéger de l'événement qu'elle n'a pas pu métaboliser, elle s'était figée en tentant de le maîtriser. À la façon des tissus du corps humain lorsqu'ils enserrent un corps étranger: pour le contenir, ils doivent se rigidifier.
Ainsi la psyché fait-elle autour de l'événement traumatique: elle se durcit pour le contenir, devenant incapable de se mettre en mouvement; on peut dire qu'elle n'est plus dans le flot de la vie. "
L’analyste psycho-organique est une méthode de psychanalyse novatrice qui peut vous accompagner face à une souffrance que vous n'arrivez pas à exprimer. Ainsi vous pouvez commencer une thérapie sans en expliquer réellement les raisons. Cela sera justement l'enjeu du processus de vous aider à voir plus clair.
Nicolas Giot
Analyste Psycho-Organique Paris 11
En savoir plus sur la méthode APO:


