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Douleur et inconscient, pourquoi ai-je mal ?








Pourquoi avez-vous mal ? Quel est le rôle de la douleur ? Celle que vous voudriez enlever d’un coup de baguette magique, ce serait plus simple pour tout le monde…


Et si la douleur était une opportunité de se transformer, de grandir, de prendre enfin votre place ? Comment la douleur chercherait-elle à conscientiser, à relier une parie de soi oubliée ? 


Différents passages de J.D. Nasio dans La douleur physique seront cités en italique.



Douleur et amour 


Il n’y a de douleur que sur fond d’amour. La douleur est une réaction affective à une perte. Il s'agit toujours de la perte d'une unité, que ce soit dans la douleur physique où se perdent l'harmonie et l'intégration équilibrée des différentes parties du corps, ou dans la douleur psychique où la perte concerne un être cher. La douleur est une réaction affective à une perte brutale et violente d'une partie à laquelle nous tenons et dont notre unité dépend. Pour parler de douleur, il faut qu'il y ait une perte, la perte violente et imprévue d'une unité. Si la perte n'est pas brutale, je ne parle pas de douleur mais de souffrance. Pour moi, la douleur est liée au temps, à l'immédiateté, à l’imprévu.



Ainsi J.D. Nasio relie la douleur sur un fond d’amour, comme si l’un était le support de l’autre pour exister. Explorer sa douleur impliquerait donc d’aller regarder  son vécu, car votre corps résulte d’une histoire, d’un langage qu’il a dû recevoir de l’autre et d’un langage qu’il exprime comme il peut. Nous sommes un esprit, un corps, un mental, des émotions, des pensées…et peut-être bien autre chose qui nous dépasse. 

Où est l’amour dans tout ça ? Comment s’est comporté votre amour et l’amour de l’autre ? Votre amour a-t-il été utilisé, sali, étouffé, caché...? L’amour de l’autre était-il vraiment de l’amour ? Comment avez-vous dû remplir le manque ? 


L’amour est le support de votre construction, il est à la fois un point d’appui, une ressource, mais aussi un vide, une blessure à combler. Il se tisse dans votre être comme une charpente qui prend forme à l’intérieur, avec une multitude de textures. C’est cette charpente qui permettra de vous sécuriser, de tenir debout, d'avancer. 

La douleur ne serait-elle pas un cri de l’amour pour soi lorsque celui-ci n’a pas pu exister, un rappel que vous êtes bien là, que vous êtes vivant malgré des agressions, malgré des silences, malgré les traumatismes. 


D’où la difficulté pour le.la patient.e douleureux.se chronique qui vient en consultation ostéopathique pour ne plus avoir mal. « Je veux que ma douleur disparaisse pour reprendre ma vie ». Peu-être que vous n’êtes pas réellement dans votre vie jusqu’à maintenant ? Mais à côté ou au-dessus ?


« Vivre au-dessus de ses traumas » comme dirait Mehdi Bougattaia Analyste Psycho-Organique.


Voilà l’enjeu de l’ostéopathe, aider à réaliser que l’objectif n’est pas de vous enlever la douleur mais de comprendre qu’il y aurait, malheureusement et heureusement, un autre chemin à emprunter. 

La douleur est un rappel que le corps souhaite aller voir ailleurs, aller regarder là où le sujet n’ose pas en corps aller. La douleur focalise sur le corps mais elle focalise aussi sur un mal-être, sur une souffrance plus profonde, quelque chose dont le sujet lui-même n’a pas nécessairement conscience, mais l’inconscient, lui, est bien là.

Réparer sa douleur c’est aussi accépter que son corps n'est pas entièrement le responsable, il donne seulement l'alerte.




La douleur, signe d’une limite 



La douleur - physique ou psychique, peu importe - est toujours un phénomène de limite. Elle émerge toujours au niveau d'une limite, que ce soit la limite imprécise entre le corps et la psyché, entre le Moi et l'autre ou encore entre le fonctionnement réglé du psychisme et son dérèglement.



La douleur est le signe que vous êtes bien là, vous êtes vivant. C’est aussi l’endroit où vous marquez votre territoire par votre limite. La douleur peut remplacer la barrière qui n’a pas pu être posée, qui a été effractée ou détruite. Elle est le rempart, le bon parent qui protège, qui reconnaît, qui nourrit... l’enfant intérieur qui se manifeste.


La douleur c’est aussi dire non à quelque chose, à quelqu’un. Elle pose votre nom/non. 


Paradoxalement la douleur protège et maintient en vie. Elle peut marquer la nécessité de prendre son pouvoir pour prendre sa place, quand celle-ci n’a pas pu être prise. C’est une manière de sentir le « j’existe » quand le je/jeu a été tué. Je parle aussi du jeu car jouer est une nourriture à vivre plutôt que de survivre. Jouer c’est faire exister les parties de soi non-dites, tues…c’est reconnecter avec l’essentiel de la vie, juste être là et ressentir, être dans l’infiniment présent. 



Douleur physique et douleur psychique 



Du point de vue psychanalytique, il n'y a pas de différence entre douleur physique et douleur psychique ou, plus exactement, entre l'émotion douloureuse provoquée par une sensation douloureuse et la douleur psychique proprement dite. La raison en est, nous venons de l'avancer, que la douleur est un phénomène mixte surgissant à la limite entre corps et psyché. Quand nous étudions la douleur corporelle, par exemple, nous constatons que, mis à part ses stricts mécanismes neurobiologiques, l'émotion douloureuse s'explique essentiellement par une perturbation du psychisme.



Le psychisme est donc étroitement relié à l’information de la douleur, comme si le réseau de votre histoire venait se raccrocher au réseau de naissance de votre douleur. Cela ne veut absolument pas dire que "c’est dans votre tête", ce que malheureusement beaucoup trop de patient.es ont entendu, mais que c’est votre histoire avec votre vécu qui crée le seuil de tolérance de votre douleur. C’est comme si un trauma physique ou psychique venait torpiller votre zéro douloureux. Votre tête crée la douleur car votre être souffre. C’est votre réel, c’est vrai.  



La douleur manifestation de l’impalpable



La douleur est donc bien plus qu’une lésion physique. Elle est la manifestation finale d’un résultat, d’un enchevêtrement de mots/maux, de mécanismes de survie, d’expressions, de réparations…qui précèdent une agression extérieure de votre être, parfois claire, mais parfois beaucoup plus insidieuse et invisible. Votre enfant intérieur, votre adolescent, votre adulte sont peut-être en souffrance. 


La douleur est le résultat d’une violence que votre être a dû encaisser parfois clairement, parfois de manière beaucoup plus confuse et abstraite. Car il y a différentes formes de violences. Il y a la violence du coup, du mot, du silence, d’une absence, d’une intrusion…la violence de devoir quitter sa maison, son pays. 


Mais, la pire d’entre elles ne serait-elle pas, et elle est sûrement commune à l'ensemble des violences, de ne pas être reconnu en tant que sujet ? De ne pas être reconnu dans qui vous êtes, par ce que vous avez dire, par ce que vous avez à ressentir, par votre morphologie, par vos croyances, par vos origines, par votre genre…Il ne s’agit pas là de comparer ou de classifier les violences mais de mettre en avant que la pire des violences est possiblement là où vous ne vous y attendez pas, car vous avez toujours fait face, vous avez toujours dû faire avec. 


Votre corps porte donc le langage des autres, les coups, les silences, les non-dits, les abus, les agressions...Il résulte d’un héritage à aller explorer, réparer, décoller de vous pour y remettre de la vie. Une douleur chronique ou une douleur aiguë qui revient régulièrement (torticoli, lumbao) sont donc aussi une opportunité d'aller réparer quelque chose de bien plus profond. 



Ainsi, l’ostéopathie serait déjà une première étape de prise de conscience et de "déblocage", comme d’autres approches qui passent par le corps, la chiropraxie, le shiatsu, l’acupuncture, la kinésiologie…Mais si le symptôme persiste en devenant chronique, il s’agira d’aller explorer votre histoire en profondeur par des thérapies longues, la psychologie, la psychothérapie, la psychanalyse, l’analyse psycho-organique, la Gestalt-thérapie... 


L’analyse fait émerger un dire là où ça souffre, là où on ne s’y attend peut-être pas. C’est consentir à ne pas savoir quoi dire dans un espace de confiance là où votre identité est accueillie et soutenue. Parler de ce que vous ne savez pas, de ce que votre corps sait, conduit à éliminer le poison. Ressentir, parler de votre souffrance, de ce qui a fait trauma, de ce qui vous rend prisonnier.ère enlèvera le poison accumulé dans vos veines; telle est la voie frayée par Freud.  



En tant qu’ostéopathe j’accorde une place centrale à votre histoire tout en restant dans le cadre de l’ostéopathie. Je pratique l'ostéopathie tissulaire à visée des fascias. J’aurai pour rôle de vous orienter vers d’autres thérapeutes si je sens que mes limites sont atteintes. 


En tant qu’analyste psycho-organique je vous accueillerai dans un cadre bienveillant et sécurisant, si vous souhaitez explorer plus en profondeur votre histoire à travers une thérapie longue.


Dans un souci de cadre et de déontologie, je ne peux pas recevoir la même personne dans mes deux espaces qui sont différents: l’ostéopathie et la psychanalyse APO. Pour cela je vous transmettrai les coordonnés d’autres praticiens. 


Si vous souhaitez en savoir plus, je reçois à Paris 10 et à Paris 11.



À bientôt


Nicolas Giot

 
 
  • Pour la thérapie, consultations de psychanalyse au sein d'une association, le CAPOP:

             Adultes 

             Tarif d'une séance: 70 euros 

             Durée: 50 min

             Prise de rdv par mail ou téléphone 

​             Rythme minimum 2 séances par mois

           - 22 rue du Faubourg du Temple 75011 Paris 

​           Métro République 

      

           

  • ​Consultations d'ostéopathie:

  • 148 rue du Faubourg Saint-Denis 75010 Paris Gare du Nord                           

  •   - Prise de rendez-vous par téléphone ou en ligne

         - Adulte - ado - enfant - nourrisson - femme enceinte

         - Durée: 50 min

         - Tarif: 70 euros

     

      

Merci pour votre envoi.

Prise de rendez-vous:

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